INAUGURATIONS EN SERIE – 8 MAI

TRIE sur BAÏSE – STELE DE LA MEDAILLE MILITAIRE


Jeudi 8 mai 2023 à 15 heures – , monsieur  Jean-Pierre Grasset , maire de Trie-sur-Baïse, accueille sur la Place de la Médaille Militaire, le cortège des autorités et personnes invitées précédé de douze drapeaux.

Après la montée des couleurs, Gérard Couesnon, président de la 1685ème section des Médaillés Militaires de Trie-sur-Baïse a dévoilé la stèle composée de deux pierres autour d’une flamme.

Si la conception de cette stèle revient au président Couesnon, la réalisation en a été assurée par l’entreprise Fontan de Tarbes.

Tour à tour, les autorités ont pris la parole, à commencer par monsieur le maire qui a félicité Gérard Couesnon pour la mise en place de ce monument qui s’inscrit dans le cadre de la politique de soutien aux anciens combattants par la commune de Trie-sur-Baïse. Il a par ailleurs rappelé que des lits sont réservés aux anciens combattants par convention avec l’ONaC-VG, à l’EPHAD « Les Rives de Pelham ».

Madame Monique Lamon, vice-présidente du conseil départemental, a salué la mise en place de cet édifice mémoriel et a souligné « la fierté d’avoir accompagné financièrement la réalisation de cette stèle, empreinte d’histoire et d’hommes ».

Gérard Couesnon, dans son allocution, a tenu à remercier en premier lieu Michel Pélieu et la vice-présidente Monique Lamon, le maire de Trie-sur-Baïse, Jean-Pierre Grasset, et Roland Marcant représentant le président général de la Société Nationale d’Entraide de la Médaille militaire. Il a conclu son discours en lançant un vibrant appel à volontaire pour prendre sa suite, poste qu’il occupe depuis 1991. Agé de 92 printemps, il est temps de passer le relais, a-t-il déclaré. Cette cérémonie s’est terminée par une collation prise dans la salle à manger de l’EPHAD en compagnie des pensionnaires de cet établissement après que madame la directrice, Martine Ader, ait adressé un chaleureux mot d’accueil à tous les participants.

HOMMAGE AU PORTE-DRAPEAU DU GR 189

Éric BOMONT est né le 25 novembre 1972 à Épinal, dans les Vosges. Nanti d’un CAP et d’un BEP d’électrotechnicien, il voulait voir du pays. À cela, une seule solution, c’est la raison pour laquelle il s’engage dans l’armée et est affecté au 1er Régiment de Hussards parachutistes de  Tarbes le 28 septembre 1991.

Eric BOMONT reçoit l’insigne de porte-drapeau (10 ans) par la Sous Préfète de Bagnères de Bigorre.

Du pays, il va en voir, puisqu’il sera envoyé à plusieurs reprises hors métropole, au Tchad, en République Centrafricaine, en Côte d’Ivoire, 4 séjours en ex-Yougoslavie, au Kosovo, en Afghanistan.

Entre deux séjours à l’étranger, il intègre l’École de Formation des Sous-Officiers de Saint Maixent en 1996 d’où il sort avec le grade de Maréchal des Logis et est aussitôt affecté au 2ème Régiment de Hussards à Sourdun, en Seine et Marne, jusqu’en 2001. En août de la même année, il est affecté aux opérations extérieures et revient dans son premier régiment, le 1er RHP de Tarbes…

Ses vingt années passées sous l’uniforme lui permettent de porter fièrement sur la poitrine diverses décorations dont la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze, la Croix du Combattant avec le Titre de Reconnaissance de la Nation , la médaille Outre-Mer, la médaille de la Défense Nationale (échelon Or), la médaille de la Protection Militaire du Territoire, la médaille des réservistes volontaires de la défense et sécurité intérieur (au titre de la gendarmerie).

De 2008 à 2011, il a été surveillant d’Internat au Collège de Cantaous.

En 2011, il s’installe comme artisan paysagiste, un métier dans lequel il excelle. Il est également réserviste dans la gendarmerie.

Depuis 2012, il est le porte-drapeau officiel – et malheureusement unique pour l’instant – de la Section Fédérale André Maginot des Hautes Pyrénées – GR 189.

C’est la raison pour laquelle, lors de la cérémonie du 8 mai 2023, il a reçu des mains de Bénédicte Martineau, Sous-Préfète de Bagnères de Bigorre, l’insigne de porte-drapeau pour 10 années de bons et loyaux services.

Nous lui adressons nos très sincères félicitations. A. Roche

8 MAI 2023 À LANNEMEZAN

CEREMONIE DU 8 MAI A LANNEMEZAN.

Lundi 8 mai 2023, 11h30, place de la République, c’est en présence d’une foule nombreuse que s’est déroulée la cérémonie commémorant le 78ème anniversaire de la signature de l’Armistice de 1945 mettant fin à l’agression nazie, cérémonie placée sous la présidence effective de Bénédicte MARTINEAU, Sous préfète de Bagnères de Bigorre.

La cérémonie a débuté par la remise de l’insigne de porte-drapeau à Eric BOMONT (GR 189) par la Sous préfète pour 10 années de bons et loyaux services.

Madame la Sous préfète a ensuite donné lecture du message de monsieur Sébastien LECORNU, ministre des Armées et de madame Patricia MIRALLES, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, avant qu’il ne soit procédé au dépôt des gerbes suivi  de la Sonnerie aux morts, de la minute de silence et de l’Hymne national interprétés magistralement par l’Harmonie municipale du Plateau sous la baguette de Bernard VALENTIE.

Après les remerciements des autorités adressés aux porte-drapeaux parmi lesquels on notait la présence pour la première fois de TIM, jeune porte-drapeau âgé de 9 ans, les Lannemezanais ont été conviés à rejoindre le hall de la salle des Fêtes où les attendait le vin d’honneur offert par la municipalité après le traditionnel discours de Bernard PLANO, maire de Lannemezan.

A noter également, pour la première fois à Lannemezan, la présence sur les rangs de quatre aspirants  marins, présence que nous devons à notre concitoyen et Maître Principal CAILLEAU PAGES Antoine (R) que nous remercions vivement.

Nous tenons à remercier chaleureusement Chantal et Muriel du GR 189 qui ont procédé à la vente du Bleuet de France. Il faut savoir que les sommes récoltées lors de cette quête sont destinées à venir en aide aux côtés des personnes et des familles qui se sont sont engagées au risque de leur vie, à montrer sa reconnaissance envers ceux qui donnent leur vie pour le service de la nation. Merci aux généreux donateurs.

Prochain rendez-vous, le vendredi 18 juin pour la cérémonie en hommage à l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le  Général de Gaulle depuis Londres.

8 Mai 1945 en Espagne

LE 8 MAI 1945 COMMÉMORÉ EN ESPAGNE

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Notre ami Vicente AGUILLERA SALVADOR, Délégué Général du Souvenir Français pour l’Espagne, nous a transmis le compte-rendu des cérémonies commémoratives de la Victoire du 8 mai 1945 qui se sont déroulées dans le comité d’Alicante-Murcie.

 « La semaine écoulée a été très intense en cérémonies et en émotions avec la commémoration du 78ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, le 8 mai au Lycée International de Murcie, suivie le 10 mai par le Lycée français d’Alicante ».

Ces événements, organisés par l’UFACRE en collaboration avec la Délégation Générale du Souvenir Français en Espagne et la Société française de bienfaisance, nous ont permis de rencontrer la communauté française et des amis de la France; le public et les autorités ont été nombreux, les jeunes participants enthousiastes et les plus grands, dignes et émotifs.

D’autre part, le drapeau historique de Libération Nord a été présenté, drapeau dont la garde a été confiée au Lycée français Internat d’Alicante.

Au cours de ces cérémonies, des élèves du Collège et du Lycée ont lu des textes d’Albert Camus, de Paul  Eluard, Marianne Cohn, Cervantès.

Ces cérémonies ont été rehaussées par l’interprétation de la Marseillaise et du Chant des Partisans par les jeunes élèves.

Un grand merci à celles et ceux qui ont pu rendre possibles ces commémorations et qui ont pu y assister ».

Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation

Journée nationale du Souvenir

Dimanche 30 Avril 2023

Loi n° 54-415 du 14 avril 1954


En ce dernier dimanche d’avril, la Nation rend hommage aux victimes et aux héros de la Déportation que la barbarie nazie, avec la complicité du régime de Vichy, a jeté par dizaines de milliers dans l’enfer des camps de concentration et d’extermination en raison de leur résistance à l’occupant, de l’arbitraire des rafles de répression, de leur appartenance ethnique, de leur confession ou de leur choix politique.

Cet hommage puise sa force dans l’évocation des valeurs portées par les derniers rescapés des camps et par leurs camarades disparus : le respect des droits humains, la dignité et la liberté, la tolérance, l’égalité et la fraternité. Ils ont, pour beaucoup d’entre eux payé de leur vie leur attachement à la France. Les survivants se sont résolument engagés pour la construction d’une Europe unie et pacifique, gage de solidarité entre les peuples.

Le destin tragique des déportés doit interpeller la conscience et la raison de toutes les générations car le combat n’est pas terminé. En effet, se précisent, sous nos yeux, les menaces les plus préoccupantes des totalitarismes de toute nature, du fanatisme religieux, du nationalisme et de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, de la remise en cause de plus en plus systématique des principes de démocratie.

L’actualité nous le rappelle cruellement : les forces destructrices des dictatures s’attaquent à la souveraineté et à la liberté des peuples dans le monde. Sur notre continent, le martyr actuel du peuple ukrainien, dont le patriotisme et la résistance héroïque à l’agresseur forcent le respect, doit nous inciter à faire preuve d’une vigilance accrue. Tous les efforts doivent tendre à l’instauration d’une paix juste et durable pour tous les peuples comme l’avaient espéré les déportés à leur libération.

Les hommes et les femmes qui, dans les camps de la mort, ont fait de la dignité et de la solidarité un combat quotidien pour survivre à un système organisé de négation de la personne humaine, nous montrent, par leur exemple, la voie à suivre, celle de la résistance et du combat permanent pour la Liberté.

Ce Message a été rédigé conjointement par
La Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,
L’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF – FNDIR)
Commémoration au Pic du Douly

Nuit du 13 au 14 juillet 1944

Le samedi 09 juillet 2022, une cérémonie s’est déroulée au cimetière anglo-canadien du Douly, dans le Haut-Nistos, commune de Sacoué (65), marquant ainsi le 78ème anniversaire du crash, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1944, du bombardier anglais Halifax venu parachuter armes et matériels pour la résistance.

1944, crash au Pic du Douly : 78ème hommage aux aviateurs anglais et canadiens

Conviée par la déléguée générale du Souvenir Français des Hautes-Pyrénées, notre Section était représentée par cinq de ses membres, à divers titres : Thierry Ramoné président de Section, Catherine Ramoné trésorière-adjoint, Roger Recurt porte-drapeau, Jean-Luc Deniau secrétaire, officiant en tant que porte-drapeau de l’UD des médaillés militaires des Hautes-Pyrénées et Pierre Soulé-Artozoul, administrateur, au titre de son mandat de président de la 846ème Section des médaillés militaires de Lannemezan.
Monsieur le préfet des Hautes-Pyrénées avait fait le déplacement, ainsi que de nombreux élus locaux dont Mme Maryse Carrère, Sénatrice.

Cet émouvant instant de recueillement m’incite à faire découvrir, à nos chers lecteurs et lectrices, ce lieu qui symbolise à lui seul, toute une génération de pilotes, une génération sacrifiée, héros malgré eux, engagés volontaires à combattre le nazisme et soutenir la résistance à n’importe quel prix.

« Le cimetière militaire du Douly, inauguré le 26 août 1994, est le plus haut d’Europe. C’est également le cimetière militaire le plus difficile d’accès. Vous êtes à la hauteur du devoir de mémoire », rappelle Alain Gaudet, représentant la CWGC (Commonwealth War Graves Commission), maître de cérémonie. Cet ancien militaire de la RAF retrace alors l’histoire de ce lieu et affirme en outre que ce coin de France n’a pas eu besoin des alliés pour être libéré, il s’est libéré tout seul. La libération du Sud-Ouest a commencé ici.
Après les dépôts de gerbes, Alain Gaudet récite des psaumes en anglais, traduits ensuite en français. Les noms des sept victimes sont énumérés et après chacune d’elle, un died for freedom (mort pour la liberté) est lancé, repris par l’assistance en français :
Leslie Arthur Peers, officier pilote – Albert Jean Baythorp, officier navigateur – James Spencer Goble, officier bombardier – William Ronald Wharmby, sergent radio opérateur – Jack Brooke, sergent mitrailleur – Harry Clarke, sergent mitrailleur – James Eduard Walsh, sergent mécanicien.

L’Histoire :

Un maquis est créé en juillet 1943 à Nistos (Hautes-Pyrénées). C’est au « Lita », près du col d’Estivère, dans une grange, que sont cantonnés les premiers arrivants (ouvriers, étudiants, cultivateurs), en majorité réfractaires au Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Ils sont alors 8 au total. Le groupe prend le nom de « Marat ».
Le 3 mars 1944, le maquis de Nistos fusionne avec le maquis d’Esparros créé en mai 1943. Les deux maquis forment ainsi la 3201ème Compagnie des Francs-Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F.), avec un effectif de 35 hommes. Soutenus par une foi inébranlable et un dynamisme entretenu par leur chef, ces jeunes patriotes acceptent avec courage de très dures épreuves. Mal équipés, ils peuvent parcourir de nuit, dans la neige ou sous la pluie, des distances de 30 à 50 km pour accomplir leur mission ou aller se ravitailler.
Les historiens évaluent à 25 le nombre des activités de sabotage menées par la 3201ème Compagnie contre les usines du plateau de Lannemezan, de la vallée d’Aure, les installations électriques haute tension, la voie ferrée Toulouse- Bayonne et les attaques contre l’ennemi.
En mai 1944, soixante guérilleros espagnols viennent renforcer les F.T.P.F. L’effectif total est alors de 140 hommes. Soutenus par les habitants de la région, dont certains y perdront la vie, le maquis de Nistos-Esparros devient légendaire. De partout, on exagère son importance. Ainsi, les Allemands, harcelés en maints endroits, ne peuvent croire qu’il n’en résulte que de l’action d’une poignée de gars déterminés. Mais, ces jeunes combattants ont besoin d’armes et de ravitaillement.
Au soir du 13 juillet 1944, 7 jeunes aviateurs, anglais et canadiens, de la « Royal Air Force », s’envolent de Blida (Algérie) à bord d’un quadrimoteur Halifax à destination de la France et plus exactement du Col d’Estivère, situé entre Nistos et Sarrancolin, où doit avoir lieu un parachutage. À 23h, le Halifax percute les flancs du Pic du Douly à 1400 mètres d’altitude. Dans l’après-midi du 17 juillet, l’appareil est découvert par deux habitants de Nistos. René RUMEAU*, jeune berger de 15 ans qui se trouve à proximité est chargé, par eux, d’aller prévenir l’instituteur du Haut-Nistos, point de contact avec la résistance. Le 18 juillet 1944, habitants et maquisards, après 03 heures de marche, arrivent sur les lieux du drame. Durant la journée entière, ils recueillent tous les indices, plaques d’identité, bagues, médailles afin d’identifier les corps. Dure mission pour les jeunes du maquis et ces habitants du Nistos. Un à un, les corps sont placés dans des containers de parachutage et déposés dans des fosses. L’inhumation terminée, les jeunes du maquis rendent les honneurs militaires. Une minute de silence est observée.
Mais la réalité est là. Les Allemands peuvent intervenir à tout moment. Il faut donc garder le secret. Les maquisards savent qu’ils peuvent faire confiance à l’admirable population du Nistos et de l’Arize.
Quelques jours après l’enterrement, les habitants, par dizaines, montent se recueillir et fleurir les tombes. Les autorités officielles, informées par un rapport de la gendarmerie de Loures-Barousse, daté du 4 septembre 1944, ne donneront aucune suite.

* René RUMEAU devenu Major de gendarmerie et adhérent à la Section FNRG de Lannemezan jusqu’en 2014, année de son décès. 

Remerciements à Monsieur Daniel Larrégola, président départemental de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACAR65) pour son aimable autorisation d’utiliser le site Internet « Maquis Nistos-Esparros » en ce qui concerne la partie « historique ».

Le cimetière anglo-canadien du Douly
Deux des représentants de la Section FNRG Lannemezan :
Roger Recurt, porte-drapeau et Jean-Luc Deniau, secrétaire